Homélie mercredi 23 octobre 2013

Publié le par Christophe Delaigue

Rm 6, 12-18 / Ps 123 (124) / Lc 12,39-48

(Carmel ND de Surieu)

Dans la 1ère lecture de ce jour, St Paul continue de nous aider à réfléchir à nos vies marquées par le péché, que nous le voulions ou non… Et il nous partage aujourd’hui un constat et une espérance qui est une Bonne Nouvelle.

  • Le constat : le péché est encore à l’œuvre dans nos vies. Nous en faisons souvent l’expérience… Et pourtant nous avons été baptisés, lavés du péchés, morts au péché pour vivre du Christ. Et pourtant le péché continue à avoir prise sur nous, car nous restons des êtres fragiles et libres…
  • L’espérance ? Même si nous péchons encore, nous ne sommes plus esclaves du péché, la grâce de Dieu nous est donnée. Par le Christ.

Nous vivons dans la confiance et dans l’espérance de la résurrection : de nos faiblesses peut jaillir la vie ! Car la vie et le don de soi par amour sont quoi qu’il arrive, dans le Christ et avec le Christ, plus forts que tout mal et que toute mort.

Il nous faut donc vivre de la grâce de Dieu.

Mais comment ?

  • En recherchant la justice de Dieu, ce qui est ajusté à son projet pour nous, sa volonté…
  • Pour cela, en s’en remettant à Dieu, en s’ouvrant à sa présence et à sa grâce, par exemple (vous le savez et vous en vivez, mes soeurs) par la prière et par les sacrements, notamment le sacrement du pardon et de la réconciliation.
  • Et en vivant de la Parole de Dieu, son enseignement comme dit Paul, et donc en se mettant toujours et encore à son écoute.
  • Enfin, dit-il aussi, en se mettant au service de Dieu, et donc de chacun. Car Jésus nous révèle qu’aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même c’est semblable ; et en Mt 25 il nous apprend qu’il est présent en chacun de ces petits et de ces pauvres qui vont croiser notre chemin…

L’Evangile de ce jour nous appelle justement à prendre la tenue de service, nous tenir prêt car le Seigneur vient. Prendre la tenue de service c’est revêtir les attitudes mêmes du Christ au soir du lavement des pieds, c’est-à-dire décider de rencontrer l’autre en se mettant à sa hauteur et non pas de façon condescendante, et prendre soin de l’autre qui est là, quel qu’il soit et quelle que soit son histoire.

Nous pouvons demander au Seigneur, dans cette eucharistie, la force de sa présence, toujours et encore, pour vivre de la grâce de Dieu et non pas de notre péché, c’est-à-dire de nos incapacités à aimer. Nous demandons pour cela son Esprit Saint, lui qui fait toute chose nouvelle…

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