Les derniers jours de nos pères

Publié le par Christophe Delaigue

Les derniers jours de nos pères

Voilà un bon roman qui ne manque pas de souffle. Il est signé Joël Dicker qui s'est fait remarquer il y a un peu plus d'un an pour son livre La vérité sur l'affaire Harry Queber qui fut pour moi le meilleur lu depuis très longtemps ; il fut d'ailleurs couronné - entre autre - par le Grand prix du roman de l'Académie française et le Goncourt des lycéens.

Presqu'inconnu du grand public, Joël Dicker avait pourtant signé un premier livre, primé lui aussi, plus modestement il est vrai puisque son manuscrit avait reçu alors le Prix des écrivains genevois.

Ce roman vaut vraiment le détour. Vraiment. C'est très bien écrit, l'intrigue est bien menée, mêlant roman de guerre et histoire d'amour, sur fond de l'attachement du héros pour son père et de l'amitié grandissante entre ces jeunes qui s'engagent dans les forces spéciales et secrètes britanniques, contre l'Allemagne, en pleine seconde guerre mondiale.

Un très bon roman qu'on ne regrette franchement pas d'avoir ouvert et dévoré. Moins haletant et abouti il est vrai que le suivant qui avait une puissance de l'écriture et surtout de l'intrigue, mais très réussi quand même. Vraiment.

Nous sommes en pleine guerre de 39-45, aux côtés de Pal - Paul-Emile - ce jeune parisien qui quitte son père qu'il aime tant pour s'engager dans cette armée secrète d'infiltration que Wiston Churchill avait créée en 1940 - le SOE - pour que la guerre prenne une nouvelle tournure. Nous voilà au coeur de cette "résistance" tout officielle bien que cachée, dans cette armée de l'ombre. Nous suivons l'entrainement de ces jeunes, leurs peurs et leurs désirs de vie, leur amitié, leur besoin d'aimer et d'être aimés, leurs doutes aussi comme leurs erreurs. Jusqu'à ce que la guerre finisse et qu'il faille vivre avec ce qu'elle vous a fait traverser et le souvenir de ceux qu'elle a emportés...

Le suspens est là, au rendez-vous ; pour un roman, je le redis, qui vaut le coup - en tout cas que j'ai beaucoup aimé.

Joël Dicker, Les derniers jours de nos pères, Editions de Fallois et L'Âge d'Homme, décembre 2011, 333 pages (19 €).

Publié dans Romans et récits