Winter sleep

Publié le par Christophe Delaigue

Winter sleep

La musique est magnifique, quand elle surgit comme une ponctuation dramatique à ce qui se dévoile. Il s'agit du mouvement lent de la sonate en la majeur de Schubert, superbement interprétée par Alfred Brendel. Les prises de vues sont elles aussi époustouflantes, que ce soit les paysages ou les émotions sur les visages. Pour le reste, c'est lent, comme une invitation à la contemplation. Du coup, il ne fait pas être trop fatigué, être prêt à passer plus de 3h dans la salle de cinéma, au rythme des dialogues lents et longs, mais intéressants, au rythme aussi de la neige qui tombe, au rythme des pensées intérieures du personnage principal, Ayin.

Nous sommes en Anatolie centrale. C'est l'hiver. Le propriétaire d'un très bel hôtel niché dans des grottes, un comédien à la retraite qui écrit des éditoriaux pour un journal local, se confronte à un de ses locataires, ainsi qu'à sa soeur Necla, à sa jeune femme Nihal, à l'instituteur Levent. Il se confronte en fait à lui-même, à ce que chacun va lui renvoyer de qui il est et de ce qu'il fait vivre aux autres.

Il est calme, il a l'air bon. Mais visiblement la vie à ses côtés n'a pas l'air si simple. Nous le découvrons petit à petit. Tout simplement, ai-je envie d'ajouter, car de fait il ne se passera pas grand chose de plus dans ce film.

Mais c'est beau, comme une invitation à la contemplation. Celle des paysages magnifiques, celle des relations humaines aussi qui ont besoin du temps, du temps qui défile, du temps pour se découvrir et dire, pour se dévoiler dans une part de leur vérité.

Ce film turque a reçu la palme d'or au drenier festival de Cannes. Le ton, le style et le rythme changent avec celui de l'année précédente !

Pour la bande annonce, c'est par là...

Publié dans Cinéma

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