Juste la fin du monde

Publié le par Christophe Delaigue

Juste la fin du monde

Ce film signé Xavier Dolan a quelque chose de bouleversant... Il a reçu la Grand prix du festival de Cannes 2016 (et le prix du jury oecuménique). Il est magnifiquement interprété par Gaspard Ulliel (Louis), Nathalie Baye (Martine, la mère), Vincent Cassel et Marion Cotillard (Antoine, le grand frère, et sa femme Catherine) et Léa Seydoux (Suzanne, la petite soeur).

Louis revient chez lui, après 12 ans d'absence... Que vient-il faire, se demandent-ils tous ? Nous, on le sait dès les premières images du film... Il vient annoncer sa mort... Il a 34 ans ; il est écrivain...

Est-il parti à cause de son homosexualité et de l'incompréhension familiale ? A-t-il fuit cette ambiance mortifère et même violente dans laquelle nous le trouvons plongé dans ce retour, avec cette incapacité à se dire et des rapports familiaux par là-même complexes ?

Il voudrait dire... mais c'est comme s'ils n'arrivent pas à partager ce qu'ils ont pourtant à mettre en mots, tous. Et lui notamment...

C'est terrible... Les silences et les mots en deviennent violents... C'est bouleversant...

Mais c'est vraiment magnifique : la photographie, les silences habités et les souvenirs, les portraits, la musique qui éclaire les visages, certains dialogues, la lumière, les émotions... Magnifique...

Un très beau film qui est, je trouve, une belle adaptation et mise en images de la pièce de théâtre de Jean-Luc Lagarce (éditions Les Solitaires Intempestifs, 1999).

La bande annonce...

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