Il est toujours minuit quelques part

Publié le par Christophe Delaigue

Ces mots sont le titre d'un roman type thriller signé Cedric Lalaury, aux éditions Préludes dont la vocation est visiblement de publier des premiers romans de nouveaux auteurs. L'intrigue y est bien menée, même si quelques détails ne collent pas forcément, ci ou là, ou étonnent, mais c'est du détail, justement ; les personnages sont bien traités, l'auteur jouant sur l'ambivalence des sentiments ou des caractères qu'il leur donne, mais sans tomber dans la facilité de ce qu'on penserait tomber de soi inévitablement. Sans clichés, donc, et plutôt bien construit et mené.

C'est l'histoire d'un professeur de littérature pas hyper drôle et assez conscient de sa personne, qui est une homme heureux, enseignant dans une prestigieuse université, qui va recevoir un étrange roman, alors même que sa famille est en deuil de son beau-frère, que son propre père est en fin de vie, qu'une étudiante venue d'on ne sait où débarque et va se passionner pour ce roman et vouloir le faire venir dans l'université, un roman qui va venir hanter notre personnage principal et semer le trouble tout autour de lui... Car l'histoire qui y est racontée semble n'être autre chose qu'un lourd secret de son passé qu'il avait bien enfoui... et si tout venait à être mis au jour ? Et qui est-il ce jeune auteur qui n'a pu vivre cet évènement ?

Là est l'enquête, là va être toute l'histoire, avec son lot de surprises bien pensées. Un bon petit premier roman. Je ne sais si c'est “Un thriller formidable psychologique” en plus ‘impossible à lâcher” comme indiqué sur la couverture... Mais ce livre a été lauréat d'un prix d'écriture et surtout on passe de fait un bon moment de lecture et de suspens.

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Cedric Lalaury, Il est toujours minuit quelque part, éditions Préludes, septembre 2017, 347 pages.

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