Méditation 16 août 2019

Publié le par Christophe Delaigue

Textes du vendredi de la 19ème semaine du Temps Ordinaire

Jos 24,1-13 / Ps135 (136) / Mt 19,3-12

 

Dans la 1ère lecture de ce jour on entend Dieu rappeler à son peuple l’histoire sainte dans laquelle il s’inscrit. Ça peut nous paraître un peu extérieur à nous, spontanément, mais pas tant que ça en fait, vous allez voir.

Dieu rappelle à son peuple et lui donne d’entendre combien il est le fruit d’une promesse qui a été tenue, petit à petit, au fil des années. Une promesse qui a été tenue, non sans épreuves, mais Dieu est resté présent, il est resté fidèle.

Il s’agit de faire mémoire…

Nous aussi nous sommes de cette histoire sainte, nous y avons été conviés, intégrés, par notre foi au Christ et par notre baptême – si nous sommes baptisés. C’est notre histoire. Et elle se poursuit avec les mêmes accents, au gré de notre marche avec Dieu mais aussi malgré et au cœur de nos infidélités, de nos pertes de confiance parfois, de nos yeux qui ne voient pas toujours où est Dieu ou qui l’oublient, nos cœurs qui sont lents à croire et à comprendre… Et pourtant Dieu est là, Dieu reste là.

Dieu a fait Alliance avec nous – avec son peuple d’abord puis avec nous aussi. Il a fait Alliance c’est-à-dire il a fait le choix d’être partenaire de notre vie et de nous vouloir partenaires de son œuvre de salut pour toute l’humanité. Avec ce que nous sommes.

Une invitation du coup à s’en remettre toujours et encore à Lui, invitation à faire mémoire de notre propre histoire sainte avec Lui, en apprenant comme le psalmiste à rendre grâce pour ce que Dieu fait dans nos vies, et pour cela en apprenant déjà à rendre grâce chaque jour pour les petites merveilles du quotidien. Et je vous assure que c’est force de vie !

Oui, éternel est son amour, l’amour de Dieu le Père que Jésus est venu nous révéler, cet amour qui est répandu en nos cœurs par l’Esprit Saint et même à chaque eucharistie.

Dans l’évangile on peut entendre quelque chose qui va, pour une part, dans le même sens… Il nous y est rappelé la création de l’homme et de la femme. Le couple est image de Dieu. Image de Dieu dans cet amour qu’il vit, cet amour qui est reçu, cet amour qu’il transmet. Et dans le sacrement de mariage nous célébrons cet amour de Dieu qui est fidèle envers chacun de nous et cet amour de Dieu qui s’engage avec les couples qui le Lui demandent pour être partenaire de leur aventure. Car c’est une aventure.

La fidélité de Dieu leur est promise et elle est un appel à une fidélité de nos vies quoi qu’il arrive, l’invitation à durer, au-delà des infidélités du quotidien qui peuvent être de tous ordres, que ce soit envers Dieu mais aussi envers l’autre que j’aime. Au delà de toutes nos formes d’infidélité, donc, dans la décision d’une attention sans cesse à renouveler envers l’autre et dans une vie où s’apprenne et s’entretienne le pardon comme Dieu pardonne. Et dans la confiance qu’avec Dieu, qu’avec Jésus, avec la force de l’Esprit Saint, la vie est plus forte que tout mal et que tout chemin de mort, quoi qu’il arrive.

Non pas qu’il n’y aura pas des épreuves ou des échecs. Mais là, justement, l’appel à associer Dieu pour avancer avec Lui, pour entendre où il nous veut ou comment nous pouvons avancer quand même. L’associer pour discerner où je dois aller et comment, en fidélité à une parole donnée et à un amour reçu. En n’oubliant pas deux choses :

  1. d’associer des frères et sœurs qui me sont donnés et grâce à qui, en parlant, je vais peut-être pouvoir y voir un peu plus clair, petit à petit,
  2. et sans oublier non plus ce qui est le cœur de notre foi et qui doit être notre espérance, qui peut même être comme un moteur pour avancer : en Dieu, avec Dieu, aucune voie n’est sans issue, avec Lui, en Lui, la vie est plus forte que tout mal, et le don de soi par amour est vainqueur, même au cœur des chemins de morts que nous empruntons parfois ou sur lesquels nous nous retrouvons.

C’est ce que nous célébrons tout particulièrement à chaque eucharistie en célébrant le Christ qui s’est donné pour nous jusqu’au bout et par amour, le Christ qui est ressuscité et qui s’offre à nous pour être notre force de vie.

Rendons grâce pour cela, rendons grâce pour la fidélité de Dieu envers nous et pour son amour, rendons grâce pour notre histoire sainte avec Lui, rendons grâce, oui, car Dieu est bon, éternel est son amour.

Publié dans Méditations, Homélies

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