Vie consacrée ?

Publié le par Christophe Delaigue

J’avais écris les lignes qui suivent pour le journal diocésain Relais 38. La seconde moitié est parue dans la livraison de décembre-janvier derniers, la première n’est finalement pas dans celle de ce mois de février. Pour celles et ceux qui veulent, voici une version complète (la version initiale légèrement modifiée)...

 

Comme chaque année le 2 février nous célébrons la Journée de la Vie consacrée. Une invitation à prier à cette intention, dans l’action de grâce pour tous les consacrés que nous connaissons et pour demander au Seigneur qu’il nous fasse le don de leur vocation pour ces temps qui sont les nôtres !

Qui dit consacrés dit notamment moines et moniales, religieux et religieuses, vierges consacrées, pour ne citer que les formes plus traditionnelles ou anciennes, mais aussi les prêtres et évêques qui sont engagés au célibat. Celui-ci est un signe donné à notre monde, comme cela a été rappelé au récent Synode pour l’Amazonie, signe du Royaume de Dieu vers lequel nous marchons tous, signe prophétique qui se dit et se vit notamment et tout particulièrement par ce qu’on appelle les trois conseils évangéliques, qui sont chacun un appel pour nous tous : la pauvreté, la chasteté et l’obéissance.

La pauvreté, ce n’est pas la misère. C’est la vie en dépendance de Dieu et de l’autre. Ce qui suppose une vie simplifiée, plus frugale sans doute, où l’on apprenne à se recevoir les uns des autres, dans l’hospitalité réciproque, cette fraternité à laquelle nous sommes appelés et que notre évêque [du diocèse de Grenoble-Vienne] nous invite à réveiller en cette année pastorale !

La chasteté, qui doit habiter toutes nos relations, y compris amoureuses et dans le mariage, c’est la juste relation à l’autre, dans le respect de qui il est et de sa vocation. Certes, dans le célibat consacré elle se vit dans la continence, l’offrande de sa vie et de son corps à Dieu premier aimé.

L’obéissance, enfin, est l’appel à se mettre à l’écoute de l’autre dans ce qu’il m’aide à discerner des appels de Dieu pour moi et des besoins de l’Église pour vivre sa mission, en fidélité à cette autre écoute première qu’est celle de la Parole où Dieu se dit aujourd’hui encore et nous appelle.

 

Souvent on a l’impression que Dieu n’appelle plus ou qu’être prêtre ou religieuse ne fait plus très envie aux jeunes. C’est parce que nos communautés vivront toujours plus du Christ et de l’Évangile, en frères et sœurs qui apprennent à s’aimer et à discerner ensemble les appels de la mission aujourd’hui, que des jeunes accepteront d’entendre l’appel particulier qui habite peut-être leur cœur et qu’ils oseront faire un pas pour discerner.

Dans notre diocèse [de Grenoble-Vienne], plusieurs jeunes accompagnés par l’équipe des vocations se posent la question d’une vie donnée au Christ et à l’Eglise, que ce soit dans une vie plutôt contemplative pour certains ou dans une aspiration plus missionnaire pour d’autres, en tout cas pour la plupart dans un désir d’une vie fraternelle forte voire communautaire.

Deux jeunes sont aussi entrés en propédeutique pour oser discerner s’ils sont vraiment appelés à une vie de prêtres et donc à entrer au séminaire pour s’y préparer. Et trois jeunes femmes avancent vers une vie consacrée diocésaine missionnaire – les deux plus jeunes ont célébré une première étape d’engagements en octobre dernier au cours d’une célébration avec notre évêque ; elles poursuivent un chemin d’études, de discernement et d’engagement pastoral, chacune dans une paroisse du diocèse.

 

Ce 2 février, prions tous pour les vocations consacrées et rendons grâce pour celles et ceux que nous connaissons qui sont pour nous témoins de la joie qu’il y a à se donner totalement et par amour au Christ et à son Église !

Et demandons-nous si autour de nous, dans nos communautés ou nos familles, nous ne connaissons pas tel jeune, garçon ou fille, qui semble se poser la question d’un tel choix de vie dans le célibat ou dans le don de soi. [...]. N’oublions jamais que l’appel de Dieu passe aussi par nous, par le témoignage et par le fait que nous osions interpeler un jeune qui, peut-être, est en questionnement…

Publié dans Textes partagés

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