Confinement-priant... et sport d'intérieur ?!

Publié le par Christophe Delaigue

Hier soir après la retransmission de la messe de St Jo en fcbk-live, une coloc' a présenté sous forme humoristique des news de la communauté et de ce confinement qui nous est demandé de vivre . En regardant et écoutant cette petite vidéo, où il fut entre autre question de sport d'intérieur mais aussi de vie spirituelle, j'ai pensé à ce bout de texte sur lequel je suis tombé dans la semaine et que j'ai envie de vous partager.

C'est extrait du livre du frère carme Wilfrid Stinissen, L'abandon, aux éditions du Carmel, collection Vives flammes (octobre 2018, 91 pages, 9€), c'est aux pages 50-52.

L'homme qui s'exerce à vivre toujours plus dans le présent devient remarquablement souple et mobile. Il est parfaitement synchronisé avec Dieu. (...) Souvent, nous vivons (...) à la fois dans le passé et l'avenir, ce qui provoque un sentiment de division intérieure, sans doute la principale cause de notre fatigue. Nous n'avons pas déposé entre les mains de Dieu notre passé avec ses péchés, ses fautes et ses douloureuses blessures : nous continuons à les traîner derrière nous comme un lourd fardeau. Et nous n'osons pas davantage déposer notre avenir entre ses mains : nous avons peur que Dieu abuse de notre confiance. (...)

Quand on est ainsi accaparé par le passé et l'avenir, on n'a bien entendu plus de disponibilité ni d'énergie pour l'instant présent, le seul instant qui puisse nous révéler la volonté de Dieu. (...)

Quand au contraire on essaie de vivre en synchronisation avec Dieu, on se sent mieux dans son âme et dans son corps. Une élasticité intérieure se développe. Vivre dans l'instant présent : à la vérité, il n'y a pas de meilleur exercice de gymnastique ! Travailler et arrêter de travailler, lire et poser le livre, parler et se taire, manger et dormir, toujours parfaitement présent, mais dans un milieu en continuelle mutation. On ne fait jamais deux choses à la fois : toujours l'une après l'autre. On se tourne de différents côtés, en différentes directions, sur l'ordre du moment présent, considéré comme ambassadeur de Dieu. On est le passereau solitaire qui tourne sa tête vers le vent, c'est-à-dire vers le Saint-Esprit. (...) Une seul chose compte : rester toujours souple. Cette gymnastique ininterrompue est le meilleur remède contre l'arthrite spirituelle dont souffrent la plupart d'entre nous. Nous sommes inhibés dans nos mouvements, lents dans nos réactions. Nous restons bloqués dans d'anciennes expériences, d'anciens types de comportements.

Quand nous sommes parfaitement synchronisés avec Dieu, rien ne se perd jamais. Nous recevons exactement ce qu'Il veut nous donner, toujours au maximum. Et en même temps, cela nous coûte un minimum d'efforts. […]

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