Le cas Richard Jewell

Publié le par Christophe Delaigue

 

Clint Eastwood signe là un film intéressant. C'est vraiment le mot qui me venait. L'histoire (vraie) de la fabrique d'un coupable. Un attentat, un début d'enquête, une fuite à la presse et il faut défendre coute que coute ce qui n'était encore qu'une hypothèse. Et surtout il faut un coupable. Rapidement.

Nous sommes en 1996 aux JO d'Atlanta, une bombe explose en plein concert. L'agent de sécurité qui l'a découverte et qui a évité qu'il y ait plus de morts et de blessés va être accusé de l'avoir posée lui-même. Pour devenir un héros ? Lui rêve d'être policier, il est agent de sécurité, il a commis quelques erreurs en voulant en faire trop dans des boulots précédents. Il est surtout très naïf, un peu benêt, certains diraient simple d'esprit ? Il a 33 ans, il vit chez sa mère, Bobi, il ressemble à un grand enfant. Mais... qui connaît tout de la police, passionné d'armes pour la chasse et qui veut défendre les gens, encouragé par sa maman qui veut voir son fils s'en sortir. Là elle voudra désormais  que l'acharnement médiatique cesse...

Ce qui m'a gêné dans ce film, car je suis sorti un peu partagé, c'est cette insistance un peu caricaturée sur son côté simple d'esprit, sans  doute réelle pour autant insister, mais également les traits forcés de son avocat, comme pour nous faire bien comprendre qu'ils n'avaient pas grand chose de leur côté pour s'en sortir. Sauf, justement, la force intérieure que Watson, l'avocat, va réussir à canaliser chez Richard Jewell pour qu'il s'en serve ainsi que l'émotion d'une mère qui n'en peut plus ? J'ai quand même trouvé un peu forcé, notamment la scène de la déclaration de Bobi Jewell à la presse, ces larmes qui montent aux yeux de la journaliste par qui tous leurs problèmes arrivèrent... C'est un peu trop je trouve... même si on est pris nous aussi par l'émotion... alors que d'autres scènes, que je trouve un peu caricaturée, nous font rire de Richard Jewell qui n'en finit pas de faire des bourdes ou plutôt de tomber dans les pièges que les enquêteurs du FBI lui tendent pour essayer de le faire parler trop... Son côté innocent et naïf, bien mis en valeur...

Bon... disons-le aussi, ce film souffre de quelques longueurs ou lenteurs... Le début notamment qui n'en finit pas d'installer le décor et le personnage principal... Après, il faut reconnaître que c'est bien filmé, ça reste du Clint Eastwood.

La bande annonce...

Publié dans Cinéma

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