L'Ombre de Staline

Publié le par Christophe Delaigue

 

C'était ma première séance ciné depuis le confinement ! Et je ne suis pas déçu, même si j'émets quelques réserves, vous allez voir.

James Norton incarne Gareth Jones, jeune journaliste britannique proche du 1er ministre Lloyd George et qui n'a qu'une idée en tête : rencontre Staline pour comprendre quel est ce miracle économique soviétique dont on parle. James Norton est magistral. Le film c'est lui. Car de fait autour de lui les autres acteurs sont vraiment secondaires. Ils jouent bien leur rôle, mais sans James Norton et son jeu ce serait sans doute bien moins réussi je crois.

Car au final c'est un peu poussif, lenteurs et longueurs alors même que l'histoire qui s'inspire de faits réels est un peu simpliste dans sa mise en oeuvre, avec ce qui semble être quelques raccourcis. Mais la photographie est magnifique. Et rien que pour cela aussi je trouve que ça vaut le coup. Les paysages, les ombres et lumières, les visages. Très réussi.

L'histoire ? Celle d'un mensonge journalistique et politique et d'un déni des puissances de l'époque. A propos de l'Ukraine et de la campagne de famine orchestrée par Staline en même temps qu'on obligeait les résidents à travailler dur. Des millions de mort.

Nous sommes dans les années 30. Gareth Jones, qui mettait en garde le cabinet de Lloyd George contre la menace Hitler, qu'il avait pu rencontrer et interviewer, va découvrir cette horreur stalinienne et vouloir la dénoncer. On appellerait ça un lanceur d'alerte. Il sera discrédité et vraisemblablement assassiné par des agents soviétiques. Il n'avait pas 30 ans.

Un déni d'histoire qui nous est ici raconté, terrible, pour cause de mensonge d'aveuglement idéologique – ce qu'on sent bien dans ce film.

Bon... C'est vrai que ce n'est pas l'oeuvre cinématographique incontournable du moment, je vous l'accorde, mais c'est franchement intéressant quand même. Et – je le redis – avec un James Norton que je trouve magistral et une photographie tellement réussie que ça vaut le détour malgré mes quelques bémols.

Publié dans Cinéma

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