Billet d'évangile... pour la rentrée !

Publié le par Christophe Delaigue

Dans l’évangile, à la toute fin du récit de Marc (Mc 16, 15-20), Jésus nous livre ces paroles étonnantes : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé : celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. » Le texte nous dit ensuite que les disciples « s’en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient. »

 

Ce texte peut nous choquer sur certains points et nous laisser étonnés sur d’autres… C’est là qu’il nous faut essayer de comprendre puisque c’est une Bonne Nouvelle qui nous est adressée (c’est ce que veut dire « Evangile », en Grec) !

 

Ce qui nous choque, c’est cette histoire de sauvés et de condamnés… Jésus n’est pas en train de dire que les non-croyants iront en enfer où je ne sais où. Il dit simplement qu’il en va de la responsabilité des croyants, ses disciples, d’annoncer la Bonne Nouvelle du Salut (le Salut, c’est être libéré, avec le Christ, de tout ce qui nous empêche de vivre pleinement et donc, déjà et avant tout, de toutes ces chaînes qui entravent nos cœurs…) ; c’est notre mission, parce que nous croyons que cela a et donne du sens à la vie, parce que nous croyons que le Christ, Jésus, est là avec nous et qu’avec lui les épreuves sont moins lourdes à porter et que son amour mystérieux peut nous donner la joie au cœur, une joie profonde qui fait vivre !

Jésus ne condamne donc pas les incroyants, il dit juste que si les chrétiens ont fait leur boulot d’annoncer la Bonne Nouvelle alors c’est ensuite de la responsabilité de chacun d’accueillir ou non, d’en vivre ou de rejeter cela et donc de rester comme l’on est…

 

La suite du texte a de quoi nous étonner ! Il devrait y avoir des signes apparemment extraordinaires qui accompagnent ce que les chrétiens ont à partager… La question qui s’ouvre là à moi c’est celle de savoir si ça change quelque chose que je sois chrétien ! pas seulement pour moi, dans le fait que ça me donne du sens à ma vie et je ne sais quoi, mais est-ce que ça change quelque chose pour ceux qui m’entourent et notamment pour tous ceux qui se débattent avec la vie ! Les signes donnés par Jésus – et qui nous font sourire – ils signifient qu’avec lui – donc pas juste avec nos forces à nous – nous pouvons devenir vainqueur du mal. L’image du serpent, c’est celle du mal qui se faufile dans nos vies, à la fois le mal que nous faisons mais aussi ce mal qui nous tombe dessus !

Être chrétien, c’est vivre, avec Jésus, un combat pour le bien. C’est vivre avec le Christ dans un amour de ceux qui sont là autour de nous ; or si nous aimons, nous ne pouvons pas laisser souffrir ou se débattre indéfiniment à la recherche d’un sens à la vie !

 

Il y a de multiples façons de répondre à cet appel de Jésus : il y a ceux qui annoncent qui il est, quel est son message et combien sa présence mystérieuse au cœur de nos vies peut changer quelque chose – ce sont par exemple les catéchistes, les animateurs d’aumônerie, ceux qui avec les prêtres aident des couples à se préparer au mariage ou à préparer le baptême de leur enfant, ceux qui s’engagent dans Alpha… – ; il y a ceux aussi qui « prennent soin du monde » – les acteurs de solidarité, dans nos quartiers ou ailleurs dans le monde (et ils sont nombreux, croyants, à se donner pour que le monde s’humanise !) ; ceux qui s’engagent en politique pour travailler au bien commun ; ceux aussi qui discrètement s’occupent des malades ou de pauvres qu’ils accueillent chez eux…

Il y plein de choses à faire pour annoncer la Bonne Nouvelle ! Sans oublier que le Christ est avec nous et qu’il nous faut penser à l’associer à tout cela, dans le silence de la prière. Nous en sortons plus forts et regonflés !

Publié dans Méditations

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