Dieu n'est pas ce que vous croyez !

Publié le par Christophe Delaigue

Il est de ces livres tout simples qui marquent. Une parole qui touche au coeur, dans un vérité partagée sans grands discours. On goûte alors aux pages, aux mots, aux phrases. Et le texte fait ensuite son travail, intérieur, au coeur de celui qui l'accueille.

Le livre Dieu n'est pas ce que vous croyez ! de Jean-Marie Ploux, prêtre de la Mission de France, est vraiment de cet ordre là. Une parole humble, mais de vérité, qui ouvre au mystère, pas si compliqué, d'un Dieu qui est là, qui nous aime, qui se donne à connaître en Jésus, cet homme, son Fils.

Des pages lumineuses sur qui est Dieu, sur son amour pour nous, sur cette humanité à laquelle nous ouvre la vie de Jésus, sur la résurrection... Des pages simples, accessibles et profondes... Une belle propsition de lecture pour cet été qui approche... Un récit qui change et clarifie notre regard sur Dieu ; un récit qui pourrait même changer et clarifier un petit peu de ce que nous sommes, chacun.

Jean-Marie Ploux, Dieu n'est pas ce que vous croyez !, Bayard, février 2008, 141 pages.

Extrait : "Il y a du vrai dans tout ce qui explique que certains puissent considérer la foi comme une illusion. En effet, ce n'est pas parce qu'on désire que Dieu existe qu'il existe. Ce n'est pas parce que nous nous révoltons contre la mort qu'il y a une vie après la mort. Mais ce n'est pas non plus parce qu'on le désire que c'est idiot ou impossible. Nous sommes tous des êtres limités, fragiles et mortels, c'est entendu. Mais nous sommes aussi des êtres vivants qui refusent d'être enfermés dans leurs limites et dans la mort. Autrement, pourquoi courir les sommets des montagnes, traverser des mers, scruter le fond de l'univers, chercher les mystères de la vie, pourquoi les moines, pourquoi l'art ou la folie des amants ? L'homme de désir est peut-être tout simplement celui qui s'étonne d'être né - une chance sur des milliards ! -, d'être une parcelle de la conscience dans l'univers, d'avoir été aimé et d'aimer et qui trouve trop bête de finir dans un trou... Les hommes sans désir risquent aussi de renoncer à leur humanité. Cela, encore une fois, ne prouve pas Dieu, mais cela laisse ouvert un horizon. Et, tout en écoutant les questions posées et les critiques qui lui sont faites, le croyant prend le risque de se tourner vers un visage invisible, d'écouter une parole humaine qui se fait écho d'un Autre que l'homme. Après tout, est-ce différent pour le désir d'aimer et d'être aimé ? Malgré les chansons, les romans et les films innombrables qui nous racontent les difficultés et les échecs de l'amour, nous continuons à aimer et, s'il le faut, nous recommençons..." (pp.28-29)

Publié dans Théologie

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