En carême... en paroisse !

Publié le par Christophe Delaigue

Le carême... 40 jours - et même un peu plus en comptant les dimanches - qui vont nous acheminer vers Pâques, la fête de la résurrection, ce mystère étonnant qu'il nous faut sans cesse apprendre à faire nôtre, à entendre et réentendre pour qu'il devienne Bonne Nouvelle : la vie, quoi qu'il arrive, est plus forte que tout mal et que toute mort ! Espérance pour demain, dans le Christ, avec le Christ, appel déjà pour aujourd'hui.


Le carême, 40 jours qui nous sont donnés pour nous préparer à cela. Se donner le temps, au milieu de nos vies bousculées et au coeur de cette année qui file à toute vitesse, de marcher vers note Dieu, c'est-à-dire le chercher, toujours et encore, le mettre vraiment au coeur de notre vie, car cela pourrait servir notre bonheur ! Marcher vers lui, c'est marcher avec lui, dans l'humble confiance de sa présence ; et c'est tenter de se préparer à lui faire une place avec nous : s'arrêter pour prier, pour voir en nous tout ce qui se bouscule, y compris nos désirs de vie, et se laisser rejoindre pour le découvrir déjà présent à nos côtés. Ce sera l'expérience des disciples d'Emmaüs au soir de Pâques. C'est un chemin pas tous les jours faciles, mais à nous de décider de nous y engager.


Comment allons-nous vivre ce temps de carême ? Dans le petit feuillet de vos paroisses du Haut-Grésivaudan, vous allez trouver tout un tas de propositions (sans doute qu'il y en aura d'autres complémentaires dans tels ou tels villages) : temps en famille et en communauté paroissiale ; temps de célébrations ou de prière ; temps aussi pour redécouvrir la beauté de la miséricorde et du pardon de Dieu, force de vie pour qui veut si ouvrir, même à petites pas ou sur la pointe des pieds, force d'amour (or qui de nous n'a pas besoin d'aimer et d'être aimé, d'apprendre à aimer et à se laisser aimer ?)...


Dans les changements paroissiaux que nous vivons depuis septembre, avec moins de messes dans les villages, nous ne cessons de nous demander que vivre dans nos clochers, même s'il n'y a pas la messe ? Pourquoi ne pas envisager, pendant ce temps de carême, de constituer des petites équipes de partage de la Parole de Dieu, en quartier, village ou relais ? Il sufffit de se demander qui on pourrait inviter autour de soi, et de faire signe à un de vos prêtres ou un des membres de vos équipes paroissiales pour qu'ils puissent vous donner un petit livret très bien fait vous permettant de vivre une, deux, trois, quatre rencontres, ou plus, comme vous voudrez !


Comment vivre ce carême ? Comment nous préparer à Pâques ? Déjà, le décider, et s'y mettre, car le temps va passer très vite ! Une belle occasion, vous verrez, à ne pas manquer !

 

[Pour ceux qui le souhaitent, mon homélie du mercredi des cendres dans le bandeau de droite de ce blog, rubrique homélies.]

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