En marche, nous aussi, pour cette rentrée...

Publié le par Christophe Delaigue

Dimanche dernier, rentrée paroissiale et même inter-paroissiale, avec notre évêque, pour l'envoi en mission de l'équipe des prêtres au service ensemble du doyenné, avec nos trois équipes paroissiales, et pour le lancement du "projet" autour de pôles fixes et d'une nouvelle façon de vivre ensemble en Eglise, à trouver et faire grandir...

Dans quelques jours, ce sera la grand rassemblement diocésain : "Quelles communautés pour quelle mission ?" 450 délégués de tout le diocèse pour prier, déposer nos pauvretés et scruter ensemble les dynamismes nouveaux qui sont déjà en germe...

Aujourd'hui, pour la paroisse Ste Thérèse, journée de rentrée pour ceux qui ont un service - et qui le souhaitaient -, journée de ressourcement, à Tamié. Le thème était tout trouvé : que vivre, aujourd'hui, dans la configuration qui est la nôtre, dans ces changements au coeur desquels nous nous trouvons ? De quoi avons-nous besoin les uns et les autres pour nous contruire spirituellement et pour renforcer un "vivre ensemble communautaire" ?

Nous avons commencé cette journée par un temps spirituel autour d'Exode chapitre 16. Voici mes balbutiements du matin...

Le peuple est en marche... à travers le désert. Il est en marche car Dieu l'a libéré de l'esclavage et de l'oppression. Une libération en vue d'une promesse, celle d'une terre de liberté où coule le lait et le miel. Une promesse de vie... Pour passer de l'esclavage à la liberté, de la mort à la vie, le désert... l'épreuve du désert... C'est le lieu et le temps de faim et de la soif, le lieu et le temps aussi de la tentation de désespérance... Et là, de fait, le peuple a faim... et le peuple désespérère de son Dieu... Il est tenté d'arrêter de marcher, de ne plus avancer vers cette promesse qu'il a reçu, de faire demi-tour, et même de se détourner de Dieu...

N'était-ce pas moeux avant ? Avant ? Quand Pharaon mettait à mort les enfants mâles et réduisait le peuple à l'esclavage ? Quelle idée ! C'est la tentation de rêver son passer, d'oublier, et de croire que Dieu nous aurait trompé, ou même qu'il aurait abandonné son peuple... !

Pour le peuple, le désert est ce lieu d'apprentissage de la confiance. On ne sait plus trop où l'on va, ni vraiment comment on y va, ni pourquoi, mais c'est une question de confiance.

Et Dieu, d'ailleurs, entend son peuple. Il ne l'a pas abandonné, il lui donne une nourriture pour refaire ses forces et continuer sa marche... Juste ce qu'il faut à chacun, et juste ce qu'il faut pour chaque jour...

C'est un peu le désert pour nous aussi... pour certains d'entre nous... Nos communautés ont beaucoup diminué... Il n'y a plus beaucoup de prêtres et ils sont loin d'être disponibles comme l'on voudrait... Certains, dans nos paroisses, fatiguent, perdent confiance, baissent les bras ou en tout cas sont tentés de baisser les bras...

C'était quand même mieux avant ! Oui, c'est vrai, c'était bien, sans doute... Oui, aujourd'hui c'est différent... On ne sait pas trop où l'on vas... On ne sait pas trop comment on y va... Parfois on ne sait même plus pourquoi il faudrait y aller... Mais n'est-ce pas une histoire de confiance et de marche à tenir, à poursuivre, coûte que coûte ?

Dieu est là avec nous... Si nous osions ce pari de confiance qu'il nous donne ce dont nous avons besoin pour aujourd'hui... ?! Juste ce qu'il nous faut, peut-être, juste ce dont nous avons beoin pour continuer la route, à condition qu'on écoute ce qui vibre en nous et q'on regarde vraiment ce qui est là et ce qui serait possible avec ce qui nous est donné...

Sommes-nous capables, d'ailleurs, de dire chacun ce qui était bien avant, ce qui nous manque peut-être et surtout ce dont nous aurions besoin aujourd'hui pour avancer ? Quelles sont nos faims et nos soifs ? Qu'est-ce qui nous est déjà donné qui pourrait y répondre et qu'est-ce qui est à inventer, de façon réaliste et confiante, avec nos moyens d'aujourd'hui, en portant tout ce la dans la prière pour que l'Esprit Saint nous éclaire ?

C'est Toi, Jésus, qui conduit Ton peuple. Qui nous conduit. C'est Toi, Jésus, qui Te donne à nous par Ta Parole mais aussi dans le Pain de l'eucharistie, même quand il n'est pas dans notre clocher ! Et Tu comptes sur chacun de nous, ensemble, avec ce que nous sommes et ce que nous pouvons apporter à notre mesure, les uns les autres, pour être annoncé dans notre monde... Comment Te faire une place dans ce qui nous est donné à traverser ? Comment continuer à Te chercher ensemble pour continuer à avancer ? De quoi avons-nous besoin pour nourrir notre foi mais aussi pour être à l'écoute les uns des autres ? Quels moyens se donner pour T'accueillir dans l'eucharistie dominicale, même si elle n'est pas chez nous, à notre porte... ?

Tu nous appelles à nous enraciner en Toi, en osant nous retrouver pour partager nos questions mais aussi lire ensemble Ta Parole. Et Tu nous appelles aujourd'hui à nous prendre en charge les uns les autres pour que nous puissions nous rassembler à des eucharisties qui soient vivifiantes, dynamisantes, où nos différentes communatés d'appartenance feraient Eglise ensemble...

Que Ton Esprit souffle en chacun de nous et dans nos communautés...

Publié dans Méditations

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