Entre nous... des ponts ! Katimavic Grenoble 2010

Publié le par Christophe Delaigue

C'est sûr, Dieu avait le sourire ce soir en nous regardant ! Tant de joie, dans cette célébration finale de ce Katimavic 2010. Et tant de joie tout le week-end ! De l'émotion, quelques larmes, des rires, des chants et des danses... Du bonheur...

C'était... magique ! Il avait été prophète l'ami Antoine, du foyer de l'Arche de Grenoble, en disant qu'il allait ce week-end au "Katimagique" !

Ce matin, Olivier, de l'Arche de Lyon, me demande avec l'aide de son assistante si je pouvais lui donner mon homélie de la veille, celle d'une petite célébration toute simple pour ceux qui voulaient - presque tous ! Flûte, j'avais juste griffoné quelques mots... Alors comme promis, voilà quand même mes idées, telles qu'elles me reviennent ce soir... Des lectures d'Isaïe (30,19-21.23-26) et de Matthieu (9,35 - 10,6-8), je me suis arrêté sur deux phrases : "Quand tu crieras, le Seigneur se penchera vers toi. Dès qu'il t'aura entendu, il te répondra" ; et Jésus : "voyant les foules, il eut pitié d'elles, parce qu'elle étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger"... Ces deux versets prenaient tout leur sens au cours de cette journée de samedi, avec cette étape forte du lavement des pieds, dans l'après-midi, geste toujours bouleversant pour ceux qui acceptent de le vivre, puis la veillée de la réconciliation. J'ai rappelé ce que nous avait dit Tim Guénard, juste avant la messe : "Qui que tu sois, Jésus t'aime, comme tu es ; d'ailleurs nous avons chanté, chacun, que nous sommes une merveille pour lui ; ce qui compte c'est ce que nous avons dans le coeur, c'est que nous sommes quelqu'un, au-delà de ce handicap ou de ces blessures que nous portons". Oui, c'est ma foi... Mais alors, comment Dieu répnd-il quand je crie vers lui ? De deux façons, je crois : quand il nous dit en Matthieu, "Venez à moi vous tous qui peinez... et je vous donnerai le repos..." j'entends un appel à m'ouvrir à Jésus, à m'approcher de lui, dans la prière - comme dans l'eucharistie - pour qu'il vienne m'offrir cette paix du coeur dont j'ai tant besoin peut-être ; il ne viendra pas supprimer ma souffrance ou mon épreuve, mais me permettre de la traverser ensemble ! Et puis - c'est sa deuxième façon de répondre - il a besoin de chacun de nous, c'est ce que Jésus ne cesse de dire et de répéter, dans l'évangile du jour encore ; il a besoin de nos mains concrètes pour prendre soin de chacun et il a besoin de nos voix concrètes pour parler et consoler...

Il me semble que beaucoup de jeunes adultes, ce week-end, porteurs ou non d'un handicap, ont pu vivre quelque chsoe de cette ordre là ; et j'en suis profondément heureux ; je rends grâce. Dieu était là, c'est sûr ! Et Dieu était heureux avec nous.

J'ose dire ce soir la chance que j'ai d'avoir pu être là, comme prêtre, mais aussi participant avec tous les participants, et membre à ma mesure de l'équipe qui assurait le service, avec ce que je suis et ce que je sais être, avec entre autres mes amis Manu et Lucile qui ont assuré comme des chefs. Ce soir il y a de la joie dans les coeurs... C'est la magie de l'Arche et de ces rassemblements.