Eveiller au mystère de la confiance...

Publié le par Christophe Delaigue

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:WGwstCistXToAM:http://infocatho.cef.fr/fichiers_html/images/prtl.photos/lisieux14.jpg 1er octobre. Fête de Ste Thérèse, patronne de ma paroisse. L'évangile du jour nous oriente sur ce que j'ai envie d'appeler - sans doute un peu vite - la voie de l'enfance. Ste Thérèse n'est-elle pas d'ailleurs une voix de l'enfance, elle qui est rentrée si jeune au carmel, elle qui a voulu y entrer tellement enfant ? D'habitude, sagesse rime souvent avec vieillesse. Mais avec Thérèse, il y a comme une sorte de "prophétisme" : sa pensée est déjà mûre, réfléchie, féconde même. Elle va pourtant mourir si jeune...

L'évangile, donc, nous parle de ces enfants que Jésus met au centre pour nous expliquer ce que veut dire être disciple.

Demain à Theys, dimanche à Pontcharra et samedi prochain à Goncelin, les relais de ma paroisse feront leur rentrée avec les familles de la catéchèse et des aumônerie ; comme en écho à cette fête de Thérèse et à ce texte d'avangile. Et dans quelques jours, les lycéens de toute la région vont se retrouver à Grenoble autour du thème : "Qui nous fera voir la bonheur ?"

Quel lien(s) entre tout cela ?

Tout simplement quelques lignes de Frère Roger de Taizé dans son livre Pressens-tu un bonheur ?

"Qui saura éveiller tel enfant, tel jeune, au mystère de la confiance en Dieu ? Une intuition, pressentie dans le plus jeune âge, même oubliée par la suite, peut réapparaître au long de la vie.

Quand cet éveil à la foi s'accomplit à la maison, l'enfant reçoit un don irremplaçable. Aujourd'hui, dans les sociétés sécularisées, il bon que, au coeur de la demeure, quelques symboles laissent entrevoir l'invisible présence. Il est possible d'aménager un angle, si petit soit-il, pour la prière, avec une icône éclairée par un luminaire... Heureux le très jeune qui a été rendu attentif à une communion en Dieu par ses proches !

Pour communiquer à un enfant une telle confiance, il n'est pas besoin de beaucoup de paroles. Si le soir nous pouvions mettre notre main sur son front et lui dire : "Dieu est amour" ; ou encore : "La paix du Christ"..."

Quelques pages avant, Frère Roger écrit aussi :

"Dans un monde où coexistent la lumière et les ténèbres, il est des hommes, des femmes, des jeunes, et aussi des enfants, qui sont porteurs de lumière. Ils rayonnent autour d'eux, même s'ils n'en savent rien.

Qui dira assez ce que certains enfants peuvent transmettre par leur simplicité, leur confiance, une parole inattendue ? (...)

Un jour, le Christ a dit : "Laissez venir à moi les enfants, les réalités de Dieu sont à ceux qui leur ressemblent." (...)

L'enfance n'a pas le monopole de la confiance, mais Dieu se fait accessible aux coeurs tout humbles qui s'abandonnent à lui.

La confiance des profondeurs n'a rien de naïf, elle va de pair avec le discernement. L'esprit d'enfance est un regard limpide. Loin d'être simplicste, il est aussi lucide. Les éléments positifs d'une situation, comme les revers, ne lui sont pas étrangers.

L'esprit d'enfance est étonnement. Puisé à l'Evangile, il est parfois comme le secret d'une joie toute intime."

Que cette prière de Frère Roger accompagne notre rentrée et notre chemin de foi : "Jésus notre espérance, fais de nous des humbles témoins de l'Evangile. Nous voudrions tellement comprendre qu'en nous le meilleur se construit à travers une confiance toute simple... et même un enfant peut y parvenir."

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