Les souvenirs

Publié le par Christophe Delaigue

David Foenkinos, auteur de Le délicatesse, nous offre dans ces pages une méditation tendre et délicate, justement, sur le vieillissement et la fin de vie. Mais aussi, en filigrane, sur l'amour et l'évolution des entiments avec le temps.

Ce roman - qui sonne d'ailleurs plus comme un récit, par le ton mais aussi par le jeu de l'écriture, avec des notes de bas de pages, de temps en temps, qui semblent préciser tel ou tel évènement - nous raconte l'histoire de ce jeune homme, écrivain en mal d'inspiration, qui se retrouve à accompagner sa grand-mère, après le décès de son grand-père, qui se retrouve aussi à vivre autrement la relation à son père et à ses parents, qui va découvrir l'amour, et qui se voit obligé, comme chacun de nous finalement, à affronter le temps qui passe, qui vous change, qui bouleverse les équilibres et qui fait ressurgir les questions de toujours...

Les pages sur le "choix" d'aider sa grand-mère a entrer dans une maison de retraite sont très belles, douloureuses aussi, réalistes, et viennent rejoindre chacun de nous dans ce passage que nous avons tous, plus ou moins directement, à vivre, et à vivre avec nos parents à qui reviennent ces décisions pour leurs propres parents, avec tout ce que cela peut réveiller de l'histoire de chacun, dans les fratries...

Des pages très belles, émouvantes, interrompues ci et là par des souvenirs que l'écriture réveille. C'est bien pensé ; même si parfois ces souvenirs qui surgissent sont agaçants car ils viennent interrompre le cours des chsoes. Mais n'est-ce pas ainsi que cela fonctionne justement en nous ?

Davis Foenkinos, Les souvenirs, Nrf Gallimard, 266 pages.

Publié dans Romans et récits

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