Quand l'actualité nous presse...

Publié le par Christophe Delaigue

Les évènements en France cet été ne peuvent nous laisser indifférents... Que ce soit l'affaire Woerth-Bettécanourt  qui discrédite gravement l'institution démocratique - que cette affaire soit un montage médiatique ou affaire de corruption - ou que ce soit les prises de parole de ces dernières semaines à la Villeneuve de Grenoble ou quant au Roms.

Que dire, que faire ? Les sujets, il est vrai, sont complexes. Mais un certains nombres de propos politiques de ces derniers jours pourraient pousser assez facilement à l'incitation à une certaine forme de "haine raciale". Et l'on ne s'étonne même plus, d'ailleurs, que l'expression "Français d'origine étrangère" devienne courante et banale alors qu'elle est en soi un paradoxe. Certes, nous voyons bien ce qu'elle recouvre mais il y a un réel danger de stigmatisation d'une partie de la population contre une autre - peut-être faudrait-il dire "contre d'autres".

On ne peut laisser tout faire ni fermer les yeux sur un certain nombre de problèmes de notre société dus en partie - mais en partie seulement - à des difficilutés que connaît la France à l'intégration réelle de populations issues de ce qu'on appelle l'immigration - mais soyons prudents avec les mots. La question pour chacun de nous n'est-elle pas double : voir en chaque personne un être humain à part entière et à égale dignité et donc oser le dire ; mais aussi vouloir, du coup, lui permettre de trouver sa place, de se relever, de faire elle aussi un bout de chemin. On ne peut certes le proposer sans l'assentiment de la personne et sans comprendre les rouages dans lesquelles elle est prise ; et on ne peut non plus le proposer que seul, chacun de notre côté, avec nos propres moyens forcément très limités.

La question, du coup, est pour moi celle de savoir ce que je peux faire à ma mesure, là où je vis, avec ce que je suis, mais dans une réelle volonté de vouloir voir autour de moi ceux qui sont là, avec leurs pauvretés, leur marginalité, leur sdifférences - mais sans jugement d'avance ; et pour cela, il me faut, je crois, vouloir me tenir informé de ce qui se passe mais aussi de ce qui existe comme aides, comme structures ; soit pour que celles-ci m'aident à comprendre mieux et à trouver comment agir, soit pour y adresser les personnes...

L'enjeu est de taille, c'est vrai, mais comment faire autrement que d'essayer de s'y mettre chacun à sa petite mesure, les uns avec les autres, en osant réellement être d'acteurs d'un peu plus de justice, de paix et de vérité.

Un certain nombre de politiques comme d'hommes d'Eglises prennent ces jours-ci la parole et nous y invitent. Osons à notre tour, mais que notre parole ne reste pas des idées mais s'incarne là où nous sommes. Notre foi nous y presse.

Publié dans Actualité

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