Homélie lundi 4 sept. 2017

Publié le par Christophe Delaigue

Lundi de la 22ème semaine du Temps Ordinaire

1Th 4,13-18 / Ps 95 (96) / Lc 4,16-30

Dans la 1ère lecture Paul nous rappelle que notre destinée c'est la vie avec le Seigneur, la vie avec lui pour toujours, la vie éternelle. Qu'avec lui, le Christ, et comme lui, nous sommes promis à la résurrection. C'est promesse de vie, et c'est même Bonne Nouvelle dans laquelle notre vie ici-bas doit s'enraciner pour qu'elle trouve pleinement son sens, Bonne Nouvelle qui devrait orienter notre vie et notre agir de chaque jour.

D'autant plus que nous croyons que la vie éternelle est déjà commencée ! C'est ce que nous redira tout à l'heure la Préface que j'ai choisie : « Dans cette existence de chaque jour que nous recevons de ta grâce, la vie éternelle est déjà commencée : nous avons reçu les premiers dons de l'Esprit par qui tu as ressuscité Jésus d'entre les morts ». Et la Préface ajoute : « et nous vivons dans l'espérance que s'accomplisse en nous le mystère de Pâques. »

Cette espérance c'est la promesse, c'est la Bonne Nouvelle, que Paul nous a rappelée. Nous sommes promis avec le Christ à la vie éternelle.

Et c'est dès aujourd'hui que nous pouvons vivre en dynamique de résurrection ! Car ce n'est pas qu'une promesse consolatrice pour un au-delà la mort qui peut être nous effraie ou nous inquiète.

C'est pour aujourd'hui, déjà, car l'Esprit Saint nous est donné ; et comme le Christ dont les miracles et les guérisons sont une annonce en actes du salut et de la résurrection, comme le Christ nous pouvons être de celles et ceux qui peuvent annoncer aux captifs de toutes sortes et aux opprimés la libération de ce qui nous retient liés et de ce qui nous enferme.

Comment ? Déjà en nous réconfortant les uns les autres, comme nous a dit Paul. Mais aussi en devenant toujours plus miséricordieux comme le Père est miséricordieux, c'est-à-dire en prenant soin de l'autre qui est là à mes côtés ou qui va croiser mon chemin, en prenant soin de lui d'un amour qui console, qui pardonne et qui redonne espérance.

C'est la définition que le pape François donnait de la miséricorde quand il nous invitait à passer les Portes de Saintes au cours de l'Année jubilaire. La miséricorde qui est, je le redis, l'amour qui console, qui pardonne et qui donne l'espérance.

Alors ce matin encore, en cette eucharistie où nous faisons mémoire de la mort et de la résurrection de Jésus, nous rendons grâce à Dieu pour cet amour, cet amour sauveur, et nous rendons grâce à Dieu pour celles et ceux qui l'incarnent, celles et ceux qui font advenir, déjà, cette vie éternelle dont la résurrection nous ouvre les portes. Oui, nous rendons grâce pour cette promesse de vie qui nous est faite et qui nous est offerte par le Christ ; c'est bien ce que nous célébrons à chaque eucharistie.

Publié dans Homélies, Méditations