Homélie mardi 12 sept. 2017

Publié le par Christophe Delaigue

Mardi de la 23ème semaine du Temps Ordinaire

Col 2,6-15 / Ps 144 (145) / Lc 6,12-19

Ces lectures que nous venons d’entendre nous invitent à faire mémoire. Faire mémoire du Christ en son acte de salut, ce que nous célébrons à chaque eucharistie et ce que Paul dans la 1ère lecture nous invite tout particulièrement à contempler ; et faire mémoire avec l’Evangile de l’appel qui nous a été adressé.

Nous venons de l’entendre, Jésus appelle ses premiers disciples, ceux qui deviendront les apôtres, envoyés à sa suite pour vivre et annoncer le salut. Il les appelle puis il commence leur apprentissage de la mission, par l’exemple et l’expérience. À sa suite ils seront invités à devenir de celles et ceux qui vont combattre le mal et faire advenir la victoire de la vie, la mettre en lumière par une vie en actes d’Evangile.

St Paul nous rappelle cela, il nous rappelle que le Christ est la vie qui nous est promise, qu’il est le salut que Dieu veut offrir au monde, par sa venue et par le don de lui-même, il est la vie plus forte que tout mal et que toute mort.

Et si l’évangile de ce jour peut être occasion pour nous de faire mémoire de l’appel qui un jour nous a été adressé, celui à la vie consacrée par exemple, il est surtout invitation à faire mémoire de l’appel premier à devenir disciples et amis de Jésus, depuis notre baptême, pour vivre sa mission continuée, à notre mesure, au souffle de l'Esprit Saint.

Voilà pourquoi il nous faut et il nous faudra sans cesse contempler le Christ, vous le savez mes soeurs, ce que votre vie de prière et de silence nous rappelle de façon spécifique. Le contempler en sa présence toujours donnée, qui nous attend ; le contempler en sa présence toujours cachée, qui ne demande qu’à être scruté, veillé, pour se donner à voir ou à pressentir. Le contempler en nous donnant les moyens de raviver toujours le don qu’il nous fait de son amour et de sa présence de vie et de salut, en nous donnant les moyens, comme dit Paul, de nous enraciner et de nous édifier en Jésus lui-même, par la prière commune et personnelle, notamment par la louange et l’action de grâce, mais aussi par la lecture et l’écoute de sa Parole, et par la célébration de ces signes et ces moyens de salut que sont les sacrements.

Alors avec toute l’Eglise qui célèbre son Seigneur dans le don de sa vie, avec toute l’Eglise qui fait acte de mémoire par le mystère de l’eucharistie, nous rendons grâce à Dieu le Père pour l'œuvre de salut révélée par Jésus ; nous rendons grâce pour ce salut déjà à l'œuvre dans notre vie, et pour cela nous prenons le temps, chacun, d’en faire mémoire dans cet instant de silence que nous allons prendre avant d’offrir le pain et le vin; et nous rendons grâce au Christ, par toute cette eucharistie, pour sa force de vie et de salut qu’il nous offre ce matin encore.

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