Homélie mardi 16 déc. 2025

Mardi de la 3ème semaine de l’Avent

[Monastère de la Visitation - Voiron]

So 3,1-2.9-13 / Ps 33 / Mt 21,28-32


L’évangile de ce jour nous invite au repentir et à la conversion : revenir au Seigneur, revenir à son appel. Et entendre que le Seigneur est là, qu’il nous attend.

L’enjeu de notre vie chrétienne à tous c’est d’apprendre à faire la volonté du Père, même si nous aurons fait des détours. Le Père nous veut avec lui, le Père nous veut de son Royaume. Et ce qu’il veut d’ailleurs c’est le salut, non seulement que nous l’annoncions et en vivions les uns pour les autres, mais il le veut pour nous aussi !

Rappelons-nous ce que disait le pape François : « Le nom de Dieu est miséricorde ! » C’est le titre d’un de ses livres. Dieu est miséricorde, et Jésus nous l’a dit, en Lc 6,36, l’appel à ce que nous soyons miséricordieux comme le Père est miséricordieux…

Alors oui, nous peinons à répondre à cet appel, nous peinons à faire vraiment la volonté du Père. Nous le savons bien. Et nous sommes parfois l’un ou l’autre des deux fils de notre évangile. Nous peinons, oui, à aimer en actes et avec miséricorde, aimer de cet « amour qui console, qui pardonne et qui donne l’espérance » (comme disait le pape François dans son texte d’annonce du Jubilé de la miséricorde).

Mais Dieu nous attend, et plus que cela, Dieu veut nous visiter pour nous entraîner en ce chemin-là. C’est l’appel à la conversion que nous entendons au cœur de ce temps de l’Avent. Mais une conversion pas de nous-mêmes ou par nous-mêmes, à la seule force de nos bras et de notre volonté propre, non, la conversion comme un don de Dieu à demander.

Et je ferai là un lien avec la 1ère lecture de ce jour : oui le peuple est pécheur et rebelle, le peuple n’a pas fait confiance, mais ce peuple reste aimé de Dieu, Dieu qui veut rendre pures ses lèvres et qui va re-susciter la vie en lui. Le repos est promis, la paix : c’est le salut…

Alors nous ? Eh bien entendons l’appel à revenir tout-jours (chaque jour) au Seigneur, l’appel au repentir, l’appel à faire retour.

Et puis entendons en même temps cet autre appel : lui demander sa miséricorde, lui demander son pardon et la consolation. Demander le don de la conversion. Et donc le désir de se laisser aimer vraiment, malgré tout. Et pour ce faire de voir en vérité ce qui manque aux appels de l’Évangile dans notre vie bien concrète, et implorer en ces lieux-là la grâce de Dieu, le don de la conversion, en célébrant et en confessant son amour pour nous, son amour malgré tout. 

C’est l’enjeu, nous le savons, du sacrement du pardon : confesser notre péché, nos manquements aux appels à aimer – aimer Dieu, aimer notre prochain comme nous-mêmes, aimer à l’école de Jésus et comme lui – ; confesser cela, donc, le nommer, pour demander là au Seigneur sa grâce et le désir de conversion ; et ce faisant : célébrer surtout son amour, confesser son amour qui déjà nous pardonne et veut nous consoler, son amour qui nous appelle et veut nous relever.

C’est bien pour cela qu’il est venu et qu’il vient, le Seigneur Dieu ; et c’est bien ce que nous confessons et célébrons ce matin encore, en toute eucharistie. Amen.

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