Sauver ou périr

Publié le par Christophe Delaigue

 

Je ne sais pas si vous aviez vu passer ce film ou si vous aviez pu le voir mais franchement, c'est époustoufflant et bouleversant. Voilà longtemps qu'un film ne m'avait pas touché autant.

Sans doute que ma traversée de ces longs mois (qui n'est pas finie) jouent dans l'émotion que ce film a créé en moi, ce combat pour la vie, avec ses moments de doutes et de désespérances, la force des proches, les pardons à vivre quand la détresse et la souffrance vous referme et vous coupe des uns et des autres, sans doute, oui, mais plus que cela : la performance que je trouve éblouissante de Pierre Niney, la force de ce qui passe et de ce que cette histoire inspirée d'évènements réels nous fait traverser.

Pierre Niney incarne un jeune officier des sapeurs-pompiers de Paris. Il est marié à une très belle jeune femme (Anaïs Demoustier), ils s'aiment tendrement, c'est très beau, et ils accueillent deux petites jumelles. Une bien belle petite famille. Mais là surgit le drame, celui-là même que Franck croise à chaque intervention, chaque fois qu'avec ses compagnons ils tentent de sauver une vie, une personne, le drame d'une vie fauchée, qui ne sera jamais plus comme avant. Ce drame c'est, pour lui, celui de se retrouver prisonnier des flammes en voulant sauver des membres de son équipe, en décidant de ne pas les abandonner. Il dira : “J'ai voulu sauver et j'ai péri”, reprenant de façon dramatique la devise de sa compagnie : “Sauver ou périr”.

L'histoire bouleversante et magnifiquement interprétée par tous d'un combat pour vivre, pour se relever, un combat contre soi-même, en soi-même, un combat avec les autres. Dont le ressort de vie sera d'aimer et ce désir finalement plus fort que toute désespérance de vouloir reconquérir sa femme et sa vie. Il s'agir également d'apprendre à se laisser sauver par d'autres...

Pierre Niney, je le redis autrement, est bluffant. Avec quelques répliques étonnantes de vérité, de douleur aussi, qui disent bien et qui rejoignent la détresse de tant de malades ; ces quelques mots par exemple qui ont trouvé résonance particulière en moi : “Je me croyais invincible (...) la vérité c'est que nous sommes tous des naufragés. (...) Aujourd'hui j'ai le sentiment de ne pas être allé au bout de mes rêves (...). Je vis comme un vieillard”...

Si vous n'avez pas vu ce film, si vous n'êtes pas trop sensibles aux scènes d'hôpitaux et de soins, si vous voulez toucher du doigt ce que traversent des grands malades, je vous le conseille... Un film de Frédéric Tellier... Du très beau cinéma...

La bande annonce...

Publié dans Cinéma

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