J’ai lu beaucoup de ses romans et je guette chacune des sorties qui viennent, mais là j’avoue que je suis un peu déçu…
C’est de l’autofiction, comme on dit maintenant – c’est un peu la nouvelle mode, on se raconte – et ça n’est pas désagréable à lire, c’est bien écrit, mais est-ce encore romanesque ou de la littérature ?
L’intérêt de ces pages c’est sans doute de nous offrir-à le témoignage d’une époque qui a tellement changé en 30-40 ans, c’est la naissance à soi de cet enfant qui va grandir, découvrir le désir et les attraits qui le traversent, le choix des études, la découverte d’une forme de liberté et de libération sexuelle ; c’est aussi le témoignage des changements politiques des années 1980 et l’insouciance qui régnait, mais également celui de ces mêmes années où le sida fait son entrée sur scène et vient bouleverser certaines relations et entacher des amitiés que la maladie et la mort viennent interrompre… Ok…
L’autre intérêt c’est de mieux connaître notre auteur et ce qui sous-tend en fait bon nombre de ses romans. Mais n’était-ce pas déjà le cas de ses derniers livres, autrement mais quand même ?! Là c’est vraiment un récit de type autobiographique, encore plus que les autofictions précédentes… Ok…
Voilà un peu… Et vous le savez, vous qui suivez mon blog, c’est rare que je mette un post’ sur quelque chose que je n’ai pas aimé ou qui a pu me laisser un peu déçu. Ça arrive dans ce même cas-là, pour un auteur que je suis de plus près ou pour tel livre ou tel film que tout le monde aurait encensé mais je ne m’y retrouve finalement pas…
Je ne dis pas, d’ailleurs, qu’il ne faut pas lire ce récit de vie, voyez, vous serez peut-être plus indulgents que moi, peut-être même plus saisis et pris que je ne l’ai été…
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Philippe Besson, La première phrase du premier livre, Julliard, août 2026, 239 pages, 21€.