Le blog de Christophe Delaigue, prêtre à Grenoble : homélies, cinéma, lectures…

En attendant Bojangles

En attendant Bojangles

Je ne l'avais pas encore lu. Pourtant une de mes infirmières du moment me l'avait vivement conseillé, il y a plus d’un an voire presque deux... Avec la sortie du film, il y a peu, on en reparle. Des jeunes de la paroisse m'ont invité à aller le voir, d'autres m'ont dit qu'ils hésitaient car ils avaient peur de ne pas retrouver les ambiances du livre et ce qu'ils en avaient beaucoup aimé. Alors j'ai moi aussi hésité... et j'ai finalement opté pour le roman.

C'est l'histoire d'une famille. C'est l'enfant qui raconte. Et son père, par moments. C'est l'histoire d'une famille habitée par un grain de folie. Et pour cause. Leur vie semble une grande fête délirante et un brin fantasque. Même si, dira l'enfant, c’était « une histoire ordinaire. L'histoire d'un enfant charmant et intelligent qui faisait la fierté de ses parents. L'histoire d'une famille qui, comme toute les familles, avait ses problèmes, ses joies, ses peines mais qui s'aimait beaucoup quand même. D'un père formidable et généreux, avec des yeux bleus, roulants et curieux, qui avait tout fait dans la joie et la bonne humeur pour que leur vie se passe au mieux. Mais malheureusement, au beau milieu de ce doux roman »... La suite, je ne peux la partager, il faut la lire en ces pages...

C'est en tout cas l'histoire d'un amour fou, jusqu'au bout de sa folie. Une histoire d'amour un peu intemporelle, et d'une fidélité pour l'éternité... Avec ses rêves, ses escapades, ses rires et ses délires. Et c'est beau, c'est frais, c'est poétique et pétillant, ça fait du bien !

Comme dira encore l'enfant à propos de cette histoire et de l'éditeur à qui il l'envoya : « que c'était drôle et bien écrit, que ça n'avait ni queue, ni tête, et que c'est pour ça qu'il voulait l'éditer. Alors le livre (...) avec ses mensonges à l'endroit à l'envers avait rempli toutes les librairies de la terre entière. Les gens lisaient Bojangles (...), ils dansaient et riaient avec nous, pleuraient avec Maman, mentaient avec Papa et moi, comme si mes parents étaient toujours vivants, c'était vraiment n'importe quoi, parce que la vie c'est souvent comme ça, et c'est très bien ainsi »…

Je ne sais si le film est aussi réussi et fidèle au roman, en tout cas, vous l’aurez compris, j’ai trouvé celui-ci très beau et original, pour un bon moment de lecture.

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Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles, folio, février 2019 (éditions Finitude, 2015), 172 pages (format poche).

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