C’est un roman que j’ai trouvé très agréable à lire : le style déjà, mais aussi l’histoire.
Nous sommes dans le Finistère, dans une maison de famille, un mois d’août. C’est le rdv familial chaque année, les uns les autres s’y croisent, oncles et tantes, frères et sœurs et cousins, neveux et nièces, proches et moins proches.
Les années ont passées, notre narrateur avait préféré voyager ailleurs, courir le monde, et le voilà qui revient. Le temps d’un été, un mois d’août. Et tout simplement il raconte : les uns les autres, les souvenirs qui remontent, Anne, le petit Jean aussi, sa grand-mère, et les années qui passent et ont passées.
Dis comme cela ça paraît tout simple, ce récit. Ça l’est, mais plus que cela ; c’est beau, bien écrit, agréable à lire, et ça vient interroger, l’air de rien, notre rapport au temps, à nos proches, à nos souvenirs d’été, à ce qui fait vivre… Tout simplement.
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Pierre Adrian, Que reviennent ceux qui sont loin, folio, mars 2024 (Gallimard 2022), 199 pages (format poche), 8€30.