Voilà longtemps que je n’avais été au cinéma, et j’ai failli manquer ce film. C’eut été dommage ! En sortant de la salle je me disais : c’est un beau conte !! Merci au jeune de St-Jo qui m’avait invité à se faire un ciné ensemble !
En terme de « style » de film c’est là une comédie dramatique. Et j’ai ri. Une petite larme aussi vers la fin de l’histoire. Mais y’a une sorte de côté léger alors que c’est triste ; et ça, c’est grâce à l’histoire, c’est grâce à la mise en scène de cette « tromperie » à laquelle nous assistons...
Antoine a perdu celle qu’il aimait et qui fut comme sa muse et son mentor, une complice et conseillère dans sa capacité à créer. Une très belle histoire d’amour qu’on va découvrir peu à peu. Et le voilà en panne d’inspiration, lui le peintre prometteur. Il n’arrive pas à faire son deuil, elle lui manque trop, et il se retrouve à vouloir consulter une pseudo-medium de foire, Claudia. Mais il ne tombe pas sur la bonne personne, que son marchand d’art, Armand, va pourtant encourager à jouer le rôle qu’il faut en lui faisant croire qu’elle lui permet de rentrer en contact avec son Irène dont le deuil est si difficile.
C’est une supercherie qui a pour but de lui donner de reprendre vie ! Certes avec un enjeu de gros-sous et de tableaux à vendre et donc à peindre. Mais le but ce serait quand même qu’il retrouve goût à la vie, ça aiderait !
Et on assiste à tout cela, à ce que ça leur fait revivre aux uns et aux autres, leurs fragilités ou leur histoire blessée ; et puis on assiste à ce que fut cette belle histoire d’amour et ce qui s’en suivit...
J’ai trouvé réussi, on s’évade, on est pris par ce « conte » – je suis en tout cas bon public pour ce genre de film. Certes les moyens mis en oeuvre par Suzanne et Armand pour qu’Antoine reprenne la peinture sont loin d’être louables en soi. Mais c’est beau quand même, malgré les ambiguïtés de la tromperie. Et du coup, c’est un bon moment de cinéma ! Ce le fut en tout cas pour moi !
J’ai beaucoup aimé le jeu de Pio Marmaï (Antoine) ; et Anaïs Demoustier (Suzanne/Claudia) et Gilles Lellouche (Armand) tiennent bien le leur aussi (même si j’ai eu un peu plus de mal, au début, à me faire à leur jeu). Un film de Pierre Salvadori – qui a été projeté en ouverture du Festival de Cannes cette année.
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LA VÉNUS ÉLECTRIQUE - Bande-annonce
LA VÉNUS ÉLECTRIQUE Le 12 mai au cinéma Un film de Pierre Salvadori, avec Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche et Vimala Pons Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue ...