Jeudi de la 27ème semaine du Temps Ordinaire
Ga 3, 1-5 / Ct de Lc 1,69-75 / Lc 11,5-13
—
Cette page d’Évangile est, ma foi, assez claire. Ce que nous avons à demander au Seigneur, ce qu’il nous donnera, ce dont nous avons fondamentalement besoin et qu’il veut nous accorder, c’est son Esprit saint.
C’est au prisme de cela que nous pouvons comprendre d’autres phrases de Jésus sur la prière :
C’est lui qui éclairera toute situation que nous avons à traverser. C’est lui qui nous donnera de voir combien Dieu a répondu à nos demandes, et comment – souvent autrement que nous aurions voulu, nous. C’est lui, l’Esprit Saint, qui sera notre force pour vivre ce qui est donné et pour discerner comment, là, le Seigneur marche avec nous et avec qui il aura mis sur notre route.
St Paul l’a dit lui aussi dans la 1ère lecture, c’est au Souffle de l’Esprit Saint que nous sommes appelés à vivre et à avancer. L’Esprit Saint par qui le Père à ressuscité Jésus d’entre les morts, lui qui fut crucifié, qui ne s’est pas défilé devant le penché et la violence des hommes, lui qui n’a pas sauvé sa peau, mais qui a consenti à traverser comme nous et pour nous ce mystère du mal, du péché et de la mort qui entache notre vie.
C’est là, au pied de la Croix, et dans l’espérance de la résurrection et du salut qui nous est déjà acquis, c’est là qu’il nous faut nous tenir, avec Marie, pour confier le monde au Seigneur, dans notre prière. Lui confier aussi nos vies. Et apprendre de lui et du « message de la foi » ce que vivre et aimer veut dire.
Alors que l’Esprit Saint soit là notre force et notre lumière. Qu’il nous recouvre de sa présence et de toute confiance. Il est le don que Dieu nous fait.
Puissions-nous toujours et en toute circonstance y croire, l’accueillir et la laisser saisir toute notre vie. Et pour ce faire, osons le demander inlassablement et le laisser faire œuvre de vie et de résurrection en nous et par nous, les uns pour les autres. Amen.