Désigné coupable

Publié le par Christophe Delaigue

 

J'ai été impressionné par ce film. Et je crois qu'on ne ressort pas comme on est entré.

J'ai été impressionné, oui. Non seulement par ce qui nous y est raconté mais aussi par Tahar Rahim qui joue là le rôle principal, cet homme mauritanien qu'on veut condamner coûte que coûte et qui va se retrouver plus de 14 ans dans le camp de Guantanamo avant d'être finalement libéré.

Et j'ai été très impressionné par la scène du procès, et notamment ce qu'il va dire dans du pardon et de la liberté.

Non, ce film ne peut pas nous laisser indifférent. Déjà d'ailleurs à cause de ce qui nous y est raconté : pas seulement une histoire de justice qui ne se fait pas et pour laquelle certains vont se battre, mais plus encore l'horreur de ce qui a été infligé à cet homme, la torture morale et physique qu'il a vécue, et comment il a tenu, sa force intérieure...

Une femme va accepter de le défendre. Parce que tout présumé coupable a droit à un avocat à ses côtés. Elle ne le croit pas innocent, au départ, mais elle va trouver des failles dans les interrogatoires, et d'étonnants aveux. Elle va vouloir comprendre et va se heurter à ce secret-défense qui arrange du monde... Un homme aussi va se retrouver confronté aux mêmes problèmes qu'elle ainsi qu'à sa conscience, le lieutenant-colonel chargé de mener l'accusation et qui doit tout faire pour que ce mauritanien présumé-terroriste soit condamné et que les attentats du 11 septembre soient peu à peu vengés.

Un film impressionnant, très bien joué, très bien mené. L'histoire terrible et vraie de Mohamedou Ould Slahi. C'est signé Kevin Macdonald. Avec Jodie Foster aux côtés de Tahar Rahim. C'est inspiré du livre basé sur les lettres que son avocate le poussa à lui écrire pour qu'elle puisse comprendre son histoire et le défendre.

Publié dans Cinéma, Témoignages

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