Avent et espérance

Avent et espérance

Avent 2025 à St-Jo : chaque semaine, un petit enseignement audio en vue du dimanche. Ici le 1er, celui que je propose pour entrer en Avent (qui donne la direction, le sens de ce temps liturgique). Et pour ceux qui préfèreraient : une version texte aussi.

On l’entendra dans les lectures de dimanche, l’Avent c’est l’appel à veiller. Veiller celui qui vient. Jésus.

L’Avent c’est cette période un peu étonnante avant Noël pour faire mémoire non seulement de la venue de Jésus, son incarnation, ce qu’on va justement fêter à Noël, mais aussi de son retour promis, son retour dans la Gloire.
Et du coup l’Avent c’est cet entre-2 où nous sommes, cet entre-2 où l’on attend.
L’Avent c’est du coup le temps de l’espérance ! Espérer le Christ qui vient. Espérer l’accomplissement des promesses de Dieu.
Espérer.

Espérer c’est avoir le regard fixé sur un horizon, ça n’est pas juste attendre. Et j’ai même envie de dire : un horizon qui nous fait vivre, un horizon qui nous tient en éveil, un horizon qui va nous aider pour la lente marche des jours.
C’est pour ça que l’Avent ça nous dit que veiller ça doit être actif. Pas juste attendre, mais attendre de façon active.

Et ça, ça m’évoque deux choses. Une image et un appel.

L’image d’abord : une veillée de nuit autour d’un feu de camp (les scouts connaissent bien ça).
On pourrait juste attendre le lendemain qui doit venir et aller se coucher, mais je peux aussi, veiller, justement ; veiller avec d’autres, attendre avec eux le lever du jour qui vient.
Et là comment on s’y prend, comment on fait ? On chante, on rit, on se partage nos bonnes histoires, on refait le monde, on rêve ensemble. Et ça on le vit à plusieurs et ça nous tient tendus dans l’attente, tendus vers le petit matin qui vient, vers l’aurore annoncée.
Eh bien l’Avent c’est ça, c’est se donner les moyens d’être tendus vers l’aurore du salut qui nous est promise, la venue du Christ Jésus.
Et c’est pour ça qu’on vous propose deux choses notamment pour ce temps de l’Avent, ici à St Jo : (1) les messes de l’aurore, les messes à la bougie (veiller dans la nuit au coin du feu, veiller le Christ qui vient nous rejoindre), (2) et puis aussi de vous retrouver en petites frat’.
L’enjeu des frat’ c’est de s’aider et s’entraîner à plusieurs à tenir notre attente active, c’est s’aider et s’entraîner à vivre une attente active, et écouter ensemble ces histoires qui nous disent celui que nous attendons, celui qui vient, celui que nous allons fêter à Noël et que nous voulons suivre, connaître et aimer.

C’était l’image (une veillée de nuit autour d’un feu de camp).

Et puis l’appel maintenant.
Eh bien tout simplement à espérer.
Ok, mais espérer ça veut dire quoi ?
Espérer c’est savoir que ce qui nous est promis sera donné. Quoi qu’il arrive.
L’espérance c’est la certitude de foi que Dieu tient ses promesses.

Et Noël c’est justement la fête de Dieu qui a tenu ses promesses : le Messie attendu par Israël est bien venu. Il est né, il a vécu parmi nous, et il a annoncé le salut de Dieu ; plus encore, il l’a même révélé concrètement tout au long des rencontres et des guérisons qu’il a faites, et il l’a vécu en sa propre chair par sa mort et sa résurrection. Dieu a tenu promesses.
Et Noël c’est la fête de Dieu qui tient promesses. Et ça on va l’entendre tout au long des lectures des messes de l’avent, on va entendre comment l’évangile vient accomplir les promesses des prophètes et notamment du prophète Isaïe, celui qu’on appelle parfois le 5ème Évangile tellement on a l’impression qu’il nous parle déjà du Christ Jésus !

L’enjeu de cela, toutes ces lectures, ce chemin que ça va nous faire faire, c’est de nous donner à entendre que Dieu est bien un Dieu qui tient promesses ; et du coup c’est de nous faire entrer dans cette confiance, nous faire entrer dans cette espérance.

Et vivre de cette espérance eh bien ça change tout pour notre vie concrète de tous les jours. Parce que si Dieu promet le salut, comme on le lit tout le temps dans nos bibles et dans nos liturgies, si Dieu est le Dieu Sauveur et que le Christ est venu nous l’annoncer, nous le révéler et nous le promettre pour nous aussi, alors je sais que quoi qu’il m’arrive, quelle que soit ma traversée des jours, quelles que soient mes épreuves peut-être, alors Dieu me dit qu’il est là avec moi, qu’il est là avec nous, pour tout-jours, puisqu’il l’a promis ; et je peux croire que la vie est et sera plus forte que ce mal qui est là, que cette épreuve que j’ai à traverser, que cette peur qui m’angoisse et me paralyse, je peux croire que la vie est et sera plus forte que tout cela car le Christ est ressuscité et que la résurrection c’est la victoire de la vie et du don de soi par amour sur tout mal et sur toute mort.
Espérer ça va changer mon regard sur ce que j’ai à vivre et à traverser. Et ça va aussi changer du coup mon regard sur les autres.

C’est quoi l’enjeu ? Espérer l’aurore du salut, espérer le salut qui vient, le salut promis.
Et donc veiller, veiller en sachant que c’est promis, veiller dans la foi, dans la confiance, que ce salut sera donné ; qu’il est à accueillir dans la patience des jours et donc à demander et à attendre dans la foi.

Voilà le programme, voilà le sens de l’Avent, cet Avent dans lequel nous allons entrer ces jours. Et nous y entrons avec l’appel à veiller.
Veiller le Christ qui est venu, veiller le Christ qui reviendra dans sa Gloire, veiller le Christ qui veut aujourd’hui me visiter et se révéler à moi. Veiller le Christ qui veut offrir le salut de Dieu.
Veiller, donc ; veiller et espérer. Et vous l’aurez compris, c’est un même mouvement : veiller pour espérer. 
Et entendre-là que Dieu est le Dieu qui tient promesses. Et ça change tout pour vivre jour après jour ce qui sera à vivre.

Bon Avent à tous !

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