« Reste le silence », entendra-t-on vers la fin du film... après tant d’émotion partagée... Et c’est vrai, c’est bien ce qui s’imposa à moi alors que le générique de fin commençait à défiler... Et là, comme une évidence : c’est juste magnifique et bouleversant. C’est même du grand cinéma ; ça a quelque chose d’exceptionnel, nous disions-nous en sortant, avec l’ami qui m’accompagnait...
Nous sommes en Angleterre, au XVIème siècle. Et tout commence par une histoire d’amour presque fulgurante, très belle, un couple tellement touchant. Ils vont se marier et avoir des enfants. Et puis il y a l’écriture pour lui, et même le théâtre en fait, à en devenir presque fou par moments, le besoin de partir, de créer, de coucher tout ça sur le papier. Mais l’amour qui est là, qui reste, malgré tout.
Mais c’est aussi l’histoire d’un drame qui va les faire vaciller, une histoire de deuil, tellement douloureux. Comment survivre à cela, comment traverser une telle épreuve et continuer à vivre ?
Tout est magnifique et bouleversant : les paysages et la photographie, comme les portraits et les émotions qui nous sont transmises et qui montent en puissance tout au long du film ; chacun des acteurs, également ; et la bande-son de Max Richter, qui monte, elle aussi, en densité et intensité émotionnelle... Oui, du très beau cinéma...
Je ne peux en dire plus à moins de trop en dire, déjà que... mais allez-y, vraiment.
Un film de Chloé Zhao, avec Paul Mescal et Jessie Buckley, ainsi qu’Emily Watson et d’autres. Un film inspiré d’un roman de Maggie O’Farrel.