J’avais aimé la lecture du premier des quatre tomes de ce roman. Comme je le disais dans le post’ d’alors j’ai connu l’auteure à Bourgoin-Jallieu, par la paroisse.
J’avais aimé cette lecture, donc, et je suis heureux que le deuxième volet soit sorti, pour retrouver l’héroïne de ces pages, Marie-Noëlle, et retrouver avec elle ce qui fait sa vie d’interne en médecine, ses amitiés, une certaine joie de vivre aussi, mais également toutes ces questions qui la traversent.
Mano a le cœur sur la main, elle se sent une sorte de vocation humanitaire, prendre soin des plus fragiles, ne pas se contenter d’une sorte de ronron quotidien. Dans ce volume, voilà qu’elle accueille chez elle son ami Nicolas qui est en rupture amoureuse et en pleine dépression sévère. Ça ne va pas simplifier ses relations avec Laurent… En plus, la situation familiale reste complexe, avec ce père alcoolique qui a fait un AVC et les tensions que ça provoque, notamment dans la fratrie… Et puis il y a les nuits de gardes qui s’enchaînent… pas simple de tout concilier… Et il y a sa foi, cette force, pour elle, de la prière ; mais en même temps la difficulté à trouver les équilibres, y compris pour arriver à se poser, à tout déposer…
J’ai aimé, encore. C’est bien écrit, c’est très agréable à lire. Avec cette question capitale et même centrale (y compris car elle se met explicitement en mots au milieu-même du livre) : qu’est-ce qu’aimer, aimer vraiment ; et comment aimer, aimer bien, aimer de façon juste envers l’autre et envers soi-même ?! Avec cette autre question : comment se dire les choses, aussi ?!
Comme pour le premier tome c’est une phrase tirée de l’Évangile qui donne le sens à ces pages et qui en est aussi la trame de fond et l’horizon ; elle en est là encore le sous-titre : Va, lève-toi et marche, En quête d’espérance.
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Nadia Sarkis, Mano. Va, lève-toi et marche, En quête d’espérance, Les Bonnes Feuilles, juillet 2026, 437 pages, 21€60.