Dossier 137

Dossier 137

Ce film nous plonge au coeur de l’IGPN, la « police des polices ». Et au coeur de la vie d’une de ses enquêtrices, Stéphanie Bertrand, qui est même commandant – et qui est ici remarquablement interprétée par Léa Drucker.

Nous sommes en décembre 2018, à Paris, en pleine crise des « Gilets jaunes » ; et c’est l’histoire d’une bavure policière. Que sait-il réellement passé ? Nous voilà plongés dans l’enquête. Et en même temps dans la vie de cette femme. Car c’est justement ce qu’on lui reprochera à un moment : d'être humaine.

Le métier est difficile, vous êtes détesté par une partie de vos collègues, et l’ambiance du moment en France fait que c’est pareil côté population – car on met tous les policiers dans le même sac, et tous sont forcément des brutes qui s’en prennent aux manifestants. Et là, au coeur de cela, il faut pourtant que l’ordre soit respecté, et il faut que Stéphanie Bertrand mène son enquête avec ses coéquipiers de l'IGPN...

Le climat est tendu ; il est « froid » aussi, et c’est vraiment l’ambiance dans laquelle nous plonge ce film. J’avoue que j’ai même eu un peu de mal au début, un peu de mal à y entrer : un côté assez factuel, presque documentaire. Mais sans doute pour mieux servir cette volonté de nous faire plonger de façon un peu brute et directe, sans fiction ou romanesque, dans ce réel-là – qui s’insipire en plus de faits réels. Ceci étant, dans mon souvenir c’était la même ambiance dans le film précédent du même réalisateur, Dominik Moll, La nuit du 12 (qui nous plongeait là dans une enquête de la police judiciaire).

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