Valérie Perrin signe-là son quatrième roman. Et comme pour Les oubliés du dimanche ou Changer l’eau des fleurs que j’avais bien aimés (mieux que Trois), c’est une belle histoire, agréable à lire, très bien construit et bien mené. Même si dans ce roman-ci – comme pour Changer l’eau des fleurs – c’est quand même assez long, voire il y a quelques longueurs.
Mais là encore c’est digne d’un bon scénario d’une bonne comédie dramatique. Et pour cause.
Alors l’histoire ? Eh bien imaginez que vous êtes appelée pour le décès de votre tante. Sauf que celle-ci est déjà décédée trois ans auparavant ! Oui oui… Imaginez… C’est exactement ce qui arrive à Agnès Dugain, scénariste et réalisatrice de film, qui est en plus en pleine crise personnelle – son mari Pierre, acteur célèbre, l’a quittée depuis trois ans et elle ne s’en remet toujours pas.
Et voilà qu’Agnès va se retrouver à devoir (re)visiter toute son histoire familiale et celle de sa tante, Colette Septembre. Et quelle histoire ! Que d’aventures et de soubresauts, que de rebondissements aussi et de découvertes !
L’air de rien, au fil des pages et des méandres de ces vies racontées il sera question de filiation et d’adoption, il sera question aussi de ces violences qui traversent certaines familles et certains lieux de la société, il sera enfin question de vengeance et de pardon, de paralysie à vivre ou de rédemptions…
Alors oui c’est long et il y a quelques longueurs dans le récit et dans les détails de certains méandres de l’histoire, mais c’est franchement bien pensé et bien mené. Et vraiment agréable à lire, tout simple dans le style mais écrit avec un certain talent. Je trouve (et même si ce n’est pas de la grande littérature). Et donc je recommande ; je suis en tout cas heureux, pour moi, de ces heures de lecture.
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Valérie Perrin, Tata, Le Livre de Poche, mars 2026 (Albin Michel, 2024), 757 pages (petit format), 10€90.